7.1.07

Sarkozy : le hussard noir de la république! (ce que parler veut dire 4) (deux perles dans le trésor)

HUSSARD, subst. masc.
HUSSARD, subst. masc.I. A. Dans le domaine militaire1. HISTOIREa) Cavalier de l'armée hongroise (d'apr. BOUILLET 1859).

(…)B. P. anal. [Avec une partie de l'uniforme de hussard; avec les manières rudes et viriles (*) (voir note en bas de page)traditionnellement attribuées aux hussards]1. Personne dont les manières sont brusques, qui manque de délicatesse, de distinction. Jean Chouart était bonhomme (...) le voilà revenu d'Allemagne ou d'Angleterre, espèce de hussard en soutane, dont le hardi regard fait rougir nos jeunes filles, et dont la langue sème le trouble et la discorde (COURIER, Pamphlets pol., Au réd. « Censeur », 1819, p. 26
Emploi adj. Ce n'est point une fille digne d'un traitement aussi hussard (BOREL, Champavert, 1833, p. 14). Toujours mon manque d'aplomb, jamais assez hussard! (LÉAUTAUD, Journal littér., t. 1, 1905, p. 202).


(…)2. À la hussarde(…) b) Loc. adv., au fig. Avec brutalité et précipitation; sans raffinements ni délicatesses. Synon. à la dragonne*. Aimer à la hussarde. Il [le président Périvier] pourrait obtenir la succession de M. Manau s'il voulait présider la cour d'assises à la hussarde et serrer la vis à Me Labori (CLEMENCEAU, Iniquité, 1899, p. 324). Maintenant, viens que je te baise à la hussarde, comme ils disent, ces cochons de Français (L. DAUDET, Ciel de feu, 1934, p. 77).


(…) Étymol. et Hist. A. Masc. 1. a) [1532 houssari plur. « cavalier de l'armée hongroise » (Lettre reçue de Venise in Mél. Dauzat, p. 26 empr. à l'ital.)]


(…)c) 1815 à la housarde « sans retenue ni délicatesse » (COURIER, Lettres Fr. et Ital., p. 870); 2. 1721 hussarde « sorte de danse hongroise » (Trév.).



(…) DÉR. Hussarder, verbe intrans.
(…) En partic. Faire l'amour rapidement, sans s'embarrasser des préliminaires. J'ai été un imbécile. J'aurais dû hussarder, ne pas m'arrêter à ses supplications et à ses leurres; j'aurais dû lui violenter la bouche, lui faire sauter les seins (HUYSMANS, Là-bas, t. 1, 1891, p. 250).


(Trésor de la langue française)


(*) Le même Trésor de la langue française précise aussi :

HONGRE, adj.A. 1. [En parlant d'un cheval] Qui est châtré. On discutait (...) sur la question de savoir si Notre-Seigneur, en entrant dans Jérusalem, était monté sur un cheval entier ou sur un cheval hongre (MONTHERL., Bestiaires, 1926, p. 437) :
(…)
B. P. ext., péj. [En parlant d'un homme] Voix hongre. Voix d'un homme châtré, de castrat. Il commença, de sa voix hongre, à lire (...) une longue invocation à la déesse Cythère (TOULET, J. fille verte, 1918, p. 312).

Emploi subst. Homme châtré (LITTRÉ).
(…). Étymol. et Hist. 1. Subst. 1372 « cheval châtré » (Archives du Nord, B 10314, fo 20 ds IGLF); 1611 « homme châtré » (COTGR.); 2. adj. 1538 cheval ongre (EST., s.v. cantherius). Spécialisation de Hongre « Hongrois » (ca 1100, Roland, éd. J. Bédier, 3254)l'usage de châtrer les chevaux est originaire de Hongrie.
si c'est le dictionnaire du CNRS qui le dit...

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