22.12.06

Sarkozy au pays des bons pauvres (ce que parler veut dire 3)(l'arracheur de dents a peur de se faire mordre)

Pas d'humeur à déconner aujourd'hui. Alors pas de photos. Pas de blagues vaseuses. Juste de la colère.
Et une suite aux 2 posts précédents.
Va falloir cliquer d'abondance sur tous les liens. J'ai bien dit TOUS. Je ne suis pas d'humeur à déconner, alors, gaffe!
De la lecture pour les longues soirées d'hiver.

D'abord quelques nouvelles du centre d'études de la littérature de jeunesse et de son site RICOCHET: le centre ne ferme pas pour l'instant : un bricolage se met en place pour sauvegarder les meubles. Méfiance ! Une fois l'orage passé, les annonces faites, et les promesses avalées, il reste les couleuvres. Il reste aussi un certain nombre de lézards dont la presse ne parle pas : la question du personnel en est un.

Puisqu'il s'agit de Charleville , des Ardennes et de littérature de jeunesse, précipitez-vous sur le lien que je vous indique ici, et lisez le joli conte de fées qui se termine mal. Vous comprendrez mieux ce que je disais de Sarkozy et de son gang, bien décidés à mettre les français à poil, en laissant faire (si l'on est naïf) ou en organisant (si on ne l'est pas) la désindustrialisation.

Les Ardennes, c'est là que Sarkozy est allé faire son discours sur les bons pauvres. Sarkozy a ses bons pauvres comme d'autres ont leurs bons nègres ou leurs bons juifs.

Là il a déclaré, admiratif "ici, on en bave, et on sait ce que c'est en baver" "ici , on sait ce que c'est les guerres, les licenciements, les restructurations", là il a déclaré aussi "ici, on ne met pas le feu aux voitures".

En bref, un bon pauvre, ça crève et ça ferme sa gueule, et ça dit "me'ci not' minist'".

C'est oublier que les ouvriers de Thomé-Génot, il y a peu de semaines, ont menacé de faire sauter des cuves d'acide pour obtenir des indemnités décentes, ce qui a valu une descente record de flics dans les rues lacrymogénées de Nouzonville, où l'on avait jamais vu ça depuis Jean Baptiste Clément.

C'est oublier qu'il y a peu d'années, les ouvriers de Cellatex ont vidé 5000 litres d'acide dans la nature et menacé de faire sauter l'usine et tous les alentours dans leur lutte contre la fermeture de leur boîte.
Un film pas mal d'ailleurs, s'est inspiré de ces événements : "Jusqu’au bout"de Maurice Failevic.

Alors, non, Monsieur le falsificateur d'Etat, les pauvres ne sont pas ceux que vous voulez nous faire croire, vous êtes bien placé pour le savoir, vous le premier flic de France.

Vous êtes un menteur et un falsificateur, Monsieur le Ministre d'Etat Sarkozy.

Mais vous êtes un arracheur de dents frileux et bien timoré. La preuve?
Pour venir tenir ces propos vous avez cru devoir vous faire accompagner de deux compagnies et demie de CRS qui ont bloqué la ville de Charleville des heures durant, parqué les élus qui venaient porter une motion, sous leur menace, derrière des grillages, pendant des heures. On n'avait pas vu cela depuis l'Occupation.

De qui avez-vous donc si peur, que vous avez besoin d'une telle escorte quand vous quittez Neuilly pour venir en expédition chez les bons pauvres, pourtant si soumis selon vous?

Moi, je n'ai pas peur de le dire, j'ai peur de vous Monsieur Sarkozy, parce que la République a mis entre vos mains des moyens dont vous usez et abusez, parce que vous êtes un menteur et un falsificateur, parce que, pour le bénéfice de vos mandants, vous semez le malheur autour de vous : l'espoir ne repousse pas là où passent les sabots de votre poney.


Un témoignage en cliquant ici. Sans commentaire.

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